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GUIDE DES RECHERCHES ET DES CHERCHEURS
2003-2004 |
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Intitulé du projet :
Didactique, pratiques pédagogiques et culture scientifique
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Problématique
Problématique de la formation universitaire : on forme par un enseignement à travers lequel on essaie de transmettre un certain savoir imposé globalement par un programme. Mais qu'est ce que ce savoir ? Celui-ci, dans notre acception, est constitué d'un corps de connaissances théoriques et d'un savoir-faire qui peut être tout aussi bien un ensemble de méthodes techniques de résolution que la capacité à questionner, à problématiser par une série de questions qui ont du sens et qui sont susceptibles d'être résolues grâce notamment à ces connaissances théoriques. Il y aurait donc un processus de transmission d'un savoir et d'un processus d'acquisition de ce savoir mettant en jeu tout un système, mais dans lequel nous allons prioritairement considérer le sous-système Enseignant-Savoir-Apprenant , avec ce que tout cela peut comporter de réduction et de simplification. Se pose alors la question : comment l'enseignant transmet-il à l'apprenant le savoir en cause ? En d'autres termes, quelles sont les méthodes d'enseignement (d'un contenu donné) de cet enseignant face à un apprenant pris dans sa globalité ?
Notre conviction est que l'enseignement, à fortiori l'enseignement des sciences, ne va pas de soi et que la maîtrise d'un concept scientifique ne garantit pas la capacité à l'expliquer de manière à ce qu'il soit automatiquement compris. L'enseignant, puisqu'il sait, croit qu'il sait enseigner et en fait la question ne se pose même pas ! Or, il se trouve, le plus souvent, que les concepts scientifiques sont complexes et ne s'assimilent que lentement, mais cela l'enseignant l'occulte car d'une part il a oublié lui-même tout le chemin qu'il a dû parcourir pour comprendre ce concept et d'autre part il pense qu'il ne doit pas s'appesantir sur une notion sous peine de rater le programme. Des phénomènes apparaissent alors dans ce processus si difficile à analyser de l'acquisition du savoir enseigné : on a souvent le sentiment que notre enseignement a tapé à côté : les erreurs des étudiants, les questions absurdes , les non- sens, les copies qui semblent tout refléter sauf l'enseignement qu'on a donné, montrent qu'il y a problème dans cet enseignement. L'accusation est facile, c'est l'étudiant qui ne travaille pas ! C'est l'étudiant qui n'est pas motivé ! La réalité des choses est plus complexe. Nous pensons que l'enseignement est un métier et qu'une formation est indispensable pour l'exercer.
Le problème serait d'analyser le type de rapport au savoir entretenu par les acteurs principaux de l'acte d'enseignement ? Qu'est ce que le savoir scientifique pour l'enseignant, pour l'apprenant ? Comment les rôles respectifs des deux partenaires didactiques sont-ils conçus par ces partenaires dans le cadre d'un projet de savoir scientifique ? Comment l'étudiant apprend t-il ? Ces questions nous amènent à nous interroger sur le rôle de la connaissance du développement historique des concepts scientifiques dans leur enseignement, l'épistémologie a t-elle un rôle à jouer dans l'enseignement et lequel ? Entre l'enseignant et l'apprenant n'y a t-il qu'une relation mécanique de transmetteur et de récepteur ? L'étudiant n'est-il qu'une page blanche sur laquelle viendrait s'imprimer la connaissance dispensée par l'enseignant ?
Par ailleurs, sans une étude des implications sociales de l'enseignement des mathématiques et des sciences physiques, ce travail resterait incomplet. Dans l'enseignement de ces deux disciplines des concepts sont quotidiennement employés et des phénomènes constamment expliqués. On est alors amené à se poser les questions : Comment l'apprenant traduit -il le savoir enseigné dans sa vie quotidienne ? Les enseignements de mathématiques et des sciences physiques sont-ils producteurs de
culture scientifique ? de culture ? |
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| Equipe du projet :
CHEF DE PROJET : MOSTEFA Mostèfa, Université d'Oran Es-Sénia faculté des sciences
MEMBRES DE L'EQUIPE :
* BENACEUR Benaouda, Université d'Oran Es-Sénia faculté des sciences
* SENOUCI Bachir, E.P.E.A
DUREE DU PROJET : Du 01/07/2002 au 31/08/2004 |
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| Publications
MOSTEFA Mostéfa
-«Non ohmic hopping conductivity in disordered systems». Phil Mag B 63, 1991, M . MOSTEFA , D. BOURBIE & G. OLIVIER.
-« The validity of the VRH Mott Law at both ends of the low temperature range, T300k», 1992, Solid state commun.
-« Propriétés et similitudes des comportements électriques dans les systèmes non cristallins », Dijon, Avril 1996, in Laboratoire de Physique.
-« Les sciences physiauesm vecteur de culture scientifiaue et de culture générale »Oran, CRASC, 1999.- In Insaniyat n°7 « Paysans algériens ? » (vol. III,1).-pp 115-124.-ISSN 1111-2050.
-« Enseignement des sciences physiques : pratiques pédagogiques»Oran, CRASC, Mai- Décembre 2002.- In Insaniyat n°17-18 « Langues et discours » (vol. VI, 2-3).
SENOUCI Bachir
-« Etre sociétaire à Oran »-.Oran, CRASC, Mai-Août 1999.-in Insaniyat n°8 « Mouvement sociaux, mouvements associatifs » (Vol, III, 2).-pp 165-173.-ISSN 1111-2050.
-« De l'enseignement de la physique », Oran, CARSC, mai 1998, in actes de séminaire « L'université d'aujourd'hui » les 4,5 et 6 mai 1996.-pp 107-116.-ISBN 9961-813-01-4. |
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| Copyright 2004 © Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle. |
crasc@crasc.org |
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