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GUIDE DES RECHERCHES ET DES CHERCHEURS
2003-2004
 

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Intitulé du projet :
Profils et itinéraires de socialisation et de formation. Les diplômes et les itinéraires professionnels

 
   

Problématique

Aujourd'hui, la problématique de l'enseignement à l'université se doit d'être posée en termes de recherche de la qualité et par conséquent des facteurs qui lui sont associés et sur lesquels il faut agir. Tout le monde s'accorde à dire que le niveau de la formation a considérablement baissé. Toute recherche de solutions doit prendre en compte les nombreux changements économiques, sociaux, culturels et pédagogiques survenus au sein de l'université et dans la société toute entière. Ainsi, il faut déterminer de façon aussi précise que possible l'état de la situation dans laquelle se trouve l'université. Il faut savoir si les besoins des usagers et de la société sont satisfaits; comment le sont-ils? Cette évaluation doit être réalisée sur la base de méthodes et d'instruments de mesure appropriés.
En 1997, il y a plus de 30 000 médecins algériens formés. Cela représente plus de 1 médecin pour 1000 habitants. Ce taux dépasse de loin les prévisions arrêtées il y a 20 ans et classe, en apparence, l'Algérie parmi les pays les mieux couverts au plan médical.
On dénombre, aujourd'hui, plus de 5000 étudiants uniquement en première année pour les sciences médicales. Cette apparente bonne santé des chiffres est contrariée sur de multiples plans :
- Il y a une inadéquation entre le nombre d'étudiants postulant à terminer des études en sciences médicales et les moyens mis à leur disposition.
Cette inadéquation porte sur des aspects aussi divers que le nombre de places pédagogiques, le nombre d'enseignants pour les sciences fondamentales, les structures et salles de TP et TD, la disponibilité de manuels, les stages pratiques en cliniques et leur encadrement etc.
- Elle concerne la qualité des enseignements magistraux, leur encadrement, leur mise à jour…
Dans tous les domaines (cours, TD, TP, stages pratiques) les taux de réalisation sont aujourd'hui alarmants !
- Malgré cet état de fait les études en sciences médicales continuent à représenter l'orientation désirée et le choix le plus prisé pour le futur bachelier et ses parents.
- La gestion interne des étudiants et celle de leur scolarité, leur progression modulaire, les conditions de leur inscription, les modes d'évaluation, les conditionnalités de passage(notes éliminatoires, compensation …) sont autant d'aspects qui n'ont connu aucune stabilité depuis la réforme de l'enseignement en 1971.
Chaque année de nouvelles mesures sont édictées résolvant le problème du moment mais minant irrémédiablement la confiance des uns et des autres en l'université.
- La formation en sciences médicales comporte en outre la particularité de se dérouler pour une bonne partie dans les structures de santé.
Les difficultés que connaît ce domaine se répercutent directement sur l'apprentissage pratique du futur praticien : accueil du malade, nature des examens complémentaires réalisés, gestion des dossiers, thérapeutiques disponibles…
- L'encadrement : si des exigences ont été mises en place et appliquées concernant les conditions de progression des enseignants hospitalo-universitaires en grade, aucune parade n'existe contre la stagnation (maître assistant sur plus de 15 ans) et l'absentéisme dans les amphithéâtres !
- voilà quelques aspects du contexte que l'équipe se propose de prendre comme objet d'étude. Il se caractérise par une complexité extrême des enjeux importants. L'état de santé des populations, les attentes des populations, les attentes des familles et des impératifs gouvernementaux sont au centre de la question.

 
   
Equipe du projet :

CHEF DE PROJET : BOUZIANE Mohamed, INESSM Oran

MEMBRES DE L'EQUIPE :
* CHOUAM Bouchama, Université d'Oran Es-Sénia, Faculté des Sciences Commerciales
* CHAIB Abdelaziz, INESSM Oran

DUREE DU PROJET : Du 01/04/2001 au 31/03/2004
 
 
Copyright 2004 © Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle. crasc@crasc.org