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GUIDE DES RECHERCHES ET DES CHERCHEURS
2003-2004 |
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Intitulé du projet :
Développement urbain et transformations sociales, cas de l'Ouest algérien
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Problématique
Pour la première de son histoire, l'humanité vit aujourd'hui en majorité agglomérée dans les villes ou autres établissements humains. Ce fait majeur place toutes les sociétés en pleine mutations face à une nouvelle problématique d'organisation, de coexistence et de solidarité dans le cadre d'une civilisation urbaine en voie d'émergence. La ville, lieu par excellence de ces mutations, subit de plein fouet, exacerbe et symbolise tous les conflits et les contradictions des sociétés. C'est un espace concret, visible, de décisions politiques, de contraintes économiques et de conduites collectives, un territoire qui cristallise les transformations sociales à l'œuvre, mais qui est aussi un creuset de créativité et d'innovation.
La mondialisation galopante du capital ne cesse de remettre en cause l'ordre urbain établi, l'harmonie de la ville et sa spécificité intrinsèque et l'imbrication des liens sociaux avec les lieux. Les mutations sociales sont telles aujourd'hui qu'on ne peut plus faire l'épargne d'apporter de nouvelles réponses à la question fondamentale : la ville pour qui et par qui ?
A des degrés variables, les villes sont trop souvent présentées comme des lieux d'anonymat, d'intolérance, de ségrégation sociale, habitées par des citadins en quête de citoyenneté et d'équité. Dans certaines villes, le spectre de la fracture sociale, politique, économique et psychologique est en passe de devenir une préoccupation principale pour un bon nombre d'acteurs de la ville.
Réalité complexe, la ville est partout confrontée à de redoutables défis dont les données ne cessent de se modifier sous l'effet des changements politiques, économiques, sociaux, culturels, environnementaux, scientifiques et technologiques.
Perte de l'ancrage dans les lieux, disparition de l'art de la ville et sa signification symbolique, nouveau paradigme technico-économique imposant une vision étroitement économiste de la ville, incapacité de gérer les transformations sociales, tels sont les défis à surmonter.
Si l'on admet l'hypothèse que c'est dans la ville que se cristalliseront désormais les problèmes de développement et la gestion des transformations sociales, serait-il nécessaire de repenser en profondeur les outils intellectuels et empiriques de l'étude des faits et processus sociaux en milieu urbain ?
En effet, les instruments d'analyse et les champs conceptuels utilisés jusqu'ici seront-ils encore efficaces pour approcher les nouveaux modes de rapports sociaux urbains qui se font jour ? Les définitions et concepts communément admis sont certes parfois désuets, mais est-ce à dire que ceux qui étudient les phénomènes urbains, et les chercheurs en sciences sociales en générale, sont contraints de redéfinir radicalement leur objet d'étude, et sa représentation conceptuelle ?
N'est-il est nécessaire d'élaborer de nouveaux cadres conceptuels et d'adopter d'autres schémas de pensée, qui témoignent de l'aptitude à une réflexion multidimensionnelle et de la faculté de réinterpréter l'expérience du passé dans un contexte qui change rapidement ?
Certains auteurs, comme Guido Martinotti, considèrent que si l'on veut comprendre la dynamique urbaine actuelle et les problèmes sociaux qui lui sont associés, il faudra adopter un nouvel éclairage fondé sur l'idée que l'étude de la ville est par essence systémique et qu'à l'heure actuelle, le système sur lequel nous devons réfléchir tend à avoir une extension planétaire. Dans certaines sociétés où
l'urbanisation et la participation effective des citoyens n'ont pas encore atteint un niveau acceptable, la réflexion accorde encore, héritage intellectuel aidant, une place prépondérante à la fonction résidentielle.
Que peut apporter ce nouvel éclairage basé sur la notion systémique quand le fossé entre théorie et pratique est encore important et quand l'urbanisation est encore le produit essentiellement d'une démographie croissante ?
Ne peut-on plutôt commencer par revoir notre réflexion méthodologique sur les catégories de l'analyse empirique en intégrant l'étude de l'histoire des concepts en vue de distinguer entre les tendances universelles et les phénomènes locaux et leur signification particulière dans tel ou tel contexte culturel, en examinant, d'un point de vue multiculturel, selon quelles catégories les espaces et les territoires urbains sont appréhendés dans diverses zones linguistiques et différents pays (problèmes sémantiques, conceptuels, terminologiques, questions liées à l'exploitation des données résultant de l'observation empiriques).
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| Equipe du projet :
CHEF DE PROJET : KOUTI Abdelaziz, Université d'Oran Es-Sénia
MEMBRES DE L'EQUIPE :
* CAID Nabila, Université d'Oran Es-Sénia
* HAMDI El Ayache(?), Bureau d'études
DUREE DU PROJET : Du 01/01/2003 au 31/12/2004 |
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Publications
KOUTI Abdelaziz
-« Contraintes et aménagements des milieux côtiers maghrébins », (en collaboration avec, Hamdi M), Oran, ARCE, 1997 , in actes du 3ème colloque national « Climat et environnement » 16-17 décembre 1997.
-« Évaluation des instruments d'aménagement PDAU et POS ». Journée d'étude Architecture, urbanisme et le grand projet urbain. Organisée par la DUC d'Oran. (en collaboration avec, Hamdi M) 21 Mars 2000. 11 p.
-« Mascara vous salue »,Oran, avril 2001, in « La voie de l'Oranie ». (en collaboration avec, Hamdi M)
-«Tlemcen se découvre », in « La voie de l'Oranie ». (en collaboration avec, Hamdi M) Juillet 2001
-« Planification, aménagement du territoire et politique régionale », in« Le monde Aujourd'hui » et « l'Echo d'Oran ». (en collaboration avec, Hamdi M).Août 2001.
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| Copyright 2004 © Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle. |
crasc@crasc.org |
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