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GUIDE DES RECHERCHES ET DES CHERCHEURS
2003-2004
 

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Intitulé du projet :
Les hommes et les risques naturels d'origine climatiques dans l'Ouest algérien: le perçu, le vécu et les stratégies socio-économiques.

 
   

Problématique

L'Ouest algérien appartient en grande partie à l'étage bioclimatique méditerranéen semi-aride. De ce fait, ses traits climatiques les plus marquants sont :
-une saison sèche généralement ? 3 mois ;
-une variabilité de la pluviométrie d'une année à l'autre et des pluies concentrées en un petit nombre de jours et / souvent pendant la journée, sur quelques heures ou minutes. Ce qui donne des intensités de pluie assez élevées, pouvant être à l'origine de certains processus érosifs (débordement des cours d'eau, glissement de terrain et coulées boueuses sur les versants etc.…) qui sont des risques potentiels, sinon réels pour l'homme. Ces phénomènes sont d'une part, exacerbés en phase climatique de sécheresse, comme celle que traverse l'Oranie (tellienne) depuis 1976-77 et qui semble la plus sévère du siècle (puisqu'il y a eu déjà d'autres, notamment entre 1936 et 1945). D'autre part, la sécheresse en elle-même est un des risques majeurs pour l'homme puisque ses impacts se font sentir à plusieurs niveaux :
- Les formes d'érosion qui varient dans leurs processus et déroulement : ainsi les écoulements des cours d'eau ont tendance à devenir de type torrentiel, avec des crues « anormales » (du point de vue de leur situation dans l'année ou du volume d'eau charrié pendant un laps de temps très court). Dans certains cas, dans le Tell oranais, au débouché des cours d'eau, l'érosion éolienne concurrence celle hydrique. De même, en ce qui concerne les processus sur les versants : avec la sécheresse, le ravinement a pris le pas sur les mouvements de masse (glissements de terrain, éboulements et coulées boueuses). Mais dès que se produit une année assez « arrosée », on ne peut écarter le risque du déclenchement très rapide de ces derniers, le terrain ayant été « préparé » et sa fragilité ayant été accentuée (par tassement de terrain par ex). Ce qui constitue des contraintes particulièrement ressenties au niveau des infrastructures et de l'habitat.
- L'agriculture : non seulement le volume des précipitations attendu baisse très sensiblement, mais il varie d'une année à l'autre. Ceci est aggravé par le fait que le régime des pluies (répartition de la pluviométrie au cours de l'année) change aussi. Tout ceci complique la tache de l'agriculteur : il ne peut prévoir le début de la saison des travaux de terre ou celle des récoltes (comme il en avait l'habitude) et en ce qui concerne le type de culture, le dilemme devient plus aigu s'il n'a pas la possibilité d'irriguer, puisque même la céréaliculture devient très aléatoire (car tributaire directement du volume des précipitations et de leur répartition dans le temps).
- Enfin, la gestion de l'eau devient de plus en plus difficile et compliquée : tous les domaines de l'activité humaine se concurrencent, mais au détriment de plus en plus de l'agriculture, de toutes les manières.
Le but de ce projet est d'essayer de répondre à un certain nombre de questions qui se posent avec acuité et qu'on peut aborder selon deux volets :
1- Au niveau de l'individu :
- D'une part, comment sont vécus, perçus et ressentis les aléas climatiques (sécheresse de longue durée ou épisodique, grêle, sirocco, vent ou tempête de sable, gel prolongé, vents très forts, averses et pluies torrentielles) et les catastrophes naturelles (crues, inondations, tempêtes, ensablement, mouvements de masse sur des versants ou les bords de cours d'eau et sur les falaises, coulées boueuses). Comment perçoit-il le « risque » ? (santé, activités, biens personnels, équipements etc.…)
1 - Quels sont d'autre part, les comportements et les stratégies développées par les hommes en fonction des risques naturels, que ce soit dans leur vie de tous les jours que dans leurs activités professionnelles.
2°- Au niveau des autorités (les administrateurs), quels sont les critères de prévention et d'intervention : est-ce que le risque naturel fait partie des priorités ou non ? Y-a-t-il une stratégie nationale ? Si oui, en quoi consiste-elle ? Sa durée et sa portée ?

 
   
Equipe du projet :

CHEF DE PROJET : REMAOUN Khadidja, Université d'Oran Es-Sénia, Faculté des Sciences de la Terre

MEMBRES DE L'EQUIPE :
* MIDOUN Fatiha, Université d'Oran Es-Sénia, Faculté des Sciences de la Terre
* BELMAHI Mohamed Nadir, Université d'Oran Es-Sénia, Faculté des Sciences de la Terre
* BOUCHENTOUF Abdelkader, Université d'Oran Es-Sénia, Faculté des Sciences de la Terre
* HANI Smail, Université d'Oran Es-Sénia

DUREE DU PROJET : Du 1999 au 31/12/2002
 
   
Publications

REMAOUN Khadîdja
-« Couvert végétal et vents au sol en climat méditerranéen semi-aride, à l'échelle du plateau de Mostaganem », Sainte-Foy, Québec, décembre 2001,AGROSOL n°2 de l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement IRDA.- vol.12.- pp. 103-107 (en collaboration avec Smahi el D et Kouri L.).
-« Le bassin-versant de l'Oued Tafna (Algérie occidentale) : mise en place du réseau hydrographique et processus morphogéniques à l'origine de l'organisation du bassin », Savoie –Chambéry, octobre 2002 , in les cahiers Savoisiens offerts aux professeurs Claude Meyzenq et rené Lhénaf.

BELMAHI Mohamed Nadir
-« Le rôle du site géographique, le cas d'une ville moyenne : Tlemcen » (en langue arabe), Oran, 1998, In Géographie et aménagement d'Oran, n°1.
-« Mutations sociales et adaptation d'une paysannerie ksourienne du Touat : Ouled Hadj Mammoun (W. d'Adrar) », Oran, CARSC, 1999, in Insanyat n°7 « paysans algériens » (Vol. III, 1).- pp 39-52.- ISSN 1111-2050.

HANI Smail
-« Mobilisation des sables dans le plateau de Mostaganem », 1998, in n°1 revue de géographie.
-« Mutations sociales et adaptation d'une paysannerie ksourienne du Touat : Ouled Hadj Mammoun (W. d'Adrar) », Oran, CARSC, 1999, in Insanyat n°7 « paysans algériens » (Vol. III, 1).- pp 39-52.- ISSN 1111-2050.

 
 
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