Rechercher OK
Accueil Mot de la directrice Annuaire Liens Contact
 
 
 
 

 

 

RESUMES DES ARTICLES

INSANIYAT N° 17-18 (Mai-Décembre 2002)
Langue(s) et société en Algérie et au Maghreb.
Analyse des pratiques langagières des locuteurs algériens et maghrébins.

 

 
Khaoula TALEB-IBRAHIMI
 
Entre toponymie et langage, balades dans l'Alger plurilingue
Les enseignes des rues de notre ville


L'auteur de l'article a choisi Alger, sa ville natale, pour faire l'analyse de la diversité des signes linguistiques utilisés par les commerçants dans les enseignes de leurs magasins. Le métissage linguistique ou plurilinguisme est un indicateur de l'inexorable intégration du pays dans l'économie mondiale. Après avoir énuméré les actions menées par le pouvoir politique qui a conduit une compagne d'arabisation durant les années 1970, l'auteur revient à la période actuelle pour conclure qu'une tension existe entre les politiques décidées in vitro et les solutions imaginées in vivo par les citations algérois. Ce qui dénote de la réalité des enjeux culturels, sociaux et économiques qui structurent le champ symboliques algérien. .

Mots clés : Sociolinguistique, enseignes, plurilinguisme, Alger, arabisation, consommation, mondialisation.
 

Abderrezak DOURARI
 
Pratiques langagières effectives et pratiques langagières postulées en Kabylie.
A la lumière des événements du " printemps noir " 2001


Le concept "pratiques langagières" est galvaudé dans la société algérienne saturée d'idéologie au point où elle ne réalise plus l'importance de la description scientifique froide. La question linguistique, dans une société plurilingue non reconnue comme telle par l'Etat, est fatalement happée par l'idéologie, pour masquer des intérêts idéels et matériels, des positions de pouvoir. Au refus borné de reconnaître tamazight, certains défenseurs de la question amazighe réagissent en lui opposant le rejet de la langue arabe scolaire. Ils confondent ainsi politique linguistique rétrograde (l'arabisation) d'un pouvoir d'Etat à l'ornière serrée et agissant sous l'effet de la haine de soi, et la langue arabe elle-même qui a été le véhicule d'une civilisation brillante et de la pensée rationnelle qu'elle a transmise à l'Occident en passant d'Averroès à Saint Thomas d'Acquin. Nier la réalité demeure donc la chose la mieux partagée par ces acteurs. Les textes de graffitis que nous présentons expriment quant à eux la réalité des pratiques langagières plurielles des locuteurs tamightophones: le français côtoie l'arabe algérien, qui côtoie le kabyle et l'arabe scolaire. Les graphies arabe et latine sont convoquées spontanément pour dessiner ces graffitis - forme de l'expression de contenus discursifs d'une grande portée politique et sociale - qui ont égayé les murs de certaines villes de Tizi-Ouzou et Bejaia. C'était sous le cri de ralliement " 'ayaw âh ! " (=Venez donc ! ou Allons y !) et le mot d'ordre contre la " hogra ", expressions spécifiquement algériennes, que les attaques étaient menées contre les gendarmeries tenues pour responsables de la mort de 118 jeunes manifestants. C'est par conséquent dans un contexte sérieux que ces expressions ont été recueillies. Nous avons noté, en égard à ce contexte, que l'usage non critique des concepts nés dans des conditions historiques et sociales particulières pourrait mener à des déformations graves de la réalité. Faut-il alors appeler à une épistémologie des théories sociolinguistiques ? A la constitution d'une sociolinguistique algérienne qui ne se confondrait pas avec celle catalane dont l'histoire de la société qui lui a donné naissance se distingue de celle de la société algérienne ?

Mots clés : pratiques langagière - tamazight - idéologie - arabisation - graffitis - sociolinguistique. .
 

Férida LAKHDAR BARKA
 
Dire la vie avec les mots de la mort : un trait du discours féminin

L'utilisation du langage de la mort dans les situations de la vie représente un aspect non négligeable dans les pratiques langagières des femmes appartenant aux sociétés traditionnelles. L'exemple du parler algérien, illustré ici par le cas de Tlemcen, décrit de façon évidente ce phénomène. A travers un processus de symbolisation du langage, les locutrices ont élaboré tout un registre d'expressions pour parler de la vie en usant du lexique de la mort. Utilisant leurs différentes représentations de la mort, s'appuyant sur divers procédés discursifs et stratégies diverses, les utilisatrices de ce dialecte ont réussi à créer un nouveau langage, aussi riche que mystérieux, qu'elles manipulent avec art et qui leur confère une place toute particulière au sein de la société.

Mots clés : pratiques langagières - parler algérien - discours féminin - lexique de la mort - procédés discursifs - Tlemcen
 

Farid BENRAMDANE
 
" Histoire(s) " et enjeu(x) d'une (re) dé / dé dénomination : la place rouge de Tiaret

Quels sont les processus énonciatifs et discursifs quand il s'agit de l'acte de re/dé/nommer un espace et quand, aussi, des perceptions et représentations mentales linguistiques collectives différentes et différenciées, carrément opposées, entrent en concurrence ? Nous tenterons, à travers un cas précis : La Place rouge de Tiaret, de rendre plus visibles et lisibles les conditions de production d'une pratique onomastique (nom propre), son mode de réception ainsi que les interactions linguistiques, sociales et idéologiques dans un contexte plurilingue, doublée de la dualité de verbalisation entre l'oral et l'écrit ainsi que celui, enfin, liée à des enjeux symboliques de pouvoir. Les groupes se forment et se déforment et il est aisément facile, en se déplaçant, d'être au courant des informations les plus récentes et les commentaires les plus divers. Cette place "mesure" la température politique et sociale de la cité. Les jeudi et vendredi matin, en trois heures d'intervalle de 9 h à midi, un déferlement d'êtres et d'informations se côtoient dans une densité et une fluidité communicatives remarquables. Dans les années 1970, en pleine lutte politique très âpre, dans cette région précisément, autour de la révolution agraire, donc de la nationalisation des terres et de leur distribution aux paysans pauvres, l'APC (Municipalité) de Tiaret, issue du Parti Unique le FLN (Front de Libération Nationale), comme toutes les mairies d'Algérie, inaugurent leur mandat par la réfection des trottoirs et par la mise en place d'un carrelage neuf sur les trottoirs et les places publiques, qui, en fait, n'en avaient même pas besoin… L'histoire de ce carrelage et de sa couleur sur notre place publique va prendre une des orientations sémantiques et symboliques les plus… inattendues.

Mots clés : Processus énonciatifs et discursifs - Représentation linguistiques - Conditions de production - Pratique onomastique - Enjeux symboliques - Place publiques - Tiaret.
 

Aïcha KASSOUL et Mohamed Lakhdar MAOUGAL
 
Actantialiser ou déconstruire

La sociolinguistique, est une discipline, qui à peine a été captée par les institutions et la didactique. Par son caractère éminemment subversif, elle est devenue comme l'anthropologie, une science sous haute surveillance. Ceci dit son apport à la compréhension des structures de l'imaginaire créatif des idéologues et concepteurs d'imaginaires algériens, les écrivains en particulier, est très important. En critiquant les outils et les méthodes d'investigation employés par les critiques littéraires qui s'intéressent à la littérature de décolonisation dont le traitement est sous l'influence d'un bavardage pseudo- scientifique sur l'identitarisme, les auteurs illustrent leurs propos en donnant l'exemple de deux textes écrits sur "la colline oubliée" roman de Mouloud Mammeri en 1953. Les deux textes de Mohamed Cherif Sahli et Mostefa Lacheraf qui insistement sur le reniement et l'anachronisme du discours romanesque. La critique littéraire universitaire algérien qui a suivi les traces de l'argument du reniement comme de l'anachronisme, a été appauvrissante, d'où le recours à l'interculturalisme qui ne propose rien de nouveau.

Mots clés : Sociolinguistique - Critique littéraire - Littérature de décolonisation - Identitarisme - Interculturalisme - Didactique. .
 

Mohamed MILIANI
 
Le français dans les écrits des lycéens : langue étrangère ou sabir

A partir d'un corpus d'écrits de lycéens, ainsi que d'un questionnaire très restreint, notre intention est de montrer les pratiques de ces apprenants face à la norme scolaire. Contrairement à ce qui se dit dans les discours politiques partisans ou dans les évaluations très approximatives des autorités éducatives, le rapport à la langue française se détériore de plus en plus en dépit d'un environnement plus prégnant que dans la période d'avant l'Indépendance. Dans notre argumentaire, il ne s'agit en aucun cas de parler de l'absence de stratégies d'apprentissage ou de toute autre technique de compensation pour atteindre un niveau de langue meilleur. Il ne s'agit aussi de la gestion de l'emploi simultané de deux ou plusieurs codes. Ce qui nous intéresse ce sont par contre les facteurs psychologiques et/ou psychosociaux influant sur les choix et décisions des apprenants dans leur face à face avec la langue étrangère. Notre objectif est d'essayer de répondre à la question qui taraude partisans et adversaires de la langue française : Langue étrangère ou pas, mais en même temps de dépasser le constat. Ce qui retient notre attention c'est d'abord le problème de l'écart entre la pratique écrite des apprenants et la norme scolaire, ainsi que les représentations qu'ils s'en font, pour déboucher ensuite sur le devenir de cette 'langue' qui est en train de se développer, et qui s'apparente de plus en plus, chez une majorité et non plus chez certains individus, à un Sabir.

Mots-clés : Norme scolaire - Ecart - Sabir - Ecrit - Représentations - Langue étrangère - Erreur - Variation - Plurilinguisme.
 

Ouerdia YERMECHE
 
Le sobriquet algérien : une pratique langagière et sociale

Cet article se présente comme un essai de compréhension du sobriquet ou surnom personnel, véritable phénomène socio-culturel et linguistique universel, particulièrement dynamique et fécond dans tous les systèmes de nomination du monde et particulièrement en Algérie. Sur la base d'un corpus composé de sobriquets créés en milieu algérien et par des locuteurs algériens, il essaie de mettre en exergue les modes de construction et d'attribution de ce code linguistique, les motivations de sa création et sa fonction de communication au sein d'un groupe. Il montre que le sobriquet, véritable indicateur des comportements langagiers des locuteurs algériens, reflète la mentalité de ce groupe et témoigne de l'histoire, de l'humour et de la créativité spontanée de ce dernier.

Mots clés : Sobriquet - Surnom - groupe social - Nominations - Communication - Mentalité - Humour créativité spontanée. .
 

Yasmina CHERRAD - BENCHEFRA
 
Paroles d'étudiants

Alors qu'il est demandé aux étudiants algériens de n'utiliser que des formes linguistiques conformes au français standard prodigué par l'école, ces derniers recourent de plus en plus à des formations offrant des singularités et des constructions distinctes de l'usage normatif, préférant à l'uniforme la variation et l'hétérogène. Pour nos étudiants les couples "se divorcent". Tout en prenant pour ainsi dire leur revanche sur le caractère étranger du français, nos étudiants affirment des droits sur lui et se l'approprient. Des règles de fonctionnement spécifiques, dites et non dites, régissent les actes des locuteurs d'une communauté et l'étudiant algérien semble ne pas ignorer celles du français central. En plus des variations du genre et du nombre auxquelles est systématiquement soumis le substantif, nos locuteurs lui affectent une autre, celle du degré propre à la classe de l'adjectif et des adverbes. L'Algérie se trouve dans cette situation et, ce français fixé par une norme qui, si elle est présentée comme extérieure et étrangère, est transformée en fait, par des facteurs sociaux et psychologiques en une réglementation proprement locale, par une réadaptation de cette langue dans ses fonctions et dans sa possession selon des références et usages algériens.

Mots clés : Langues - Fonctionnement - Variation - Norme - Ecarts.
 

Foued LAROUSSI
 
La diglossie arabe revisitée. Quelques réflexions à propos de la situation tunisienne

Partant du modèle catalo-occitan, l'auteur de l'article essaie d'analyser la diglossie arabe, non seulement en Tunisie, mais aussi au Maghreb, tout en montrant les limites de l'approche ferguso-fishmanienne. Le modèle choisi permet de mettre l'accent sur les aspects conflictuels de la diglossie, car il ne se limite pas aux manifestations synchroniques du processus diglossique. Dans cette perspective, il pose la problématique du discours épilinguistique qui s'inscrit dans le processus qui se focalise sur l'opposition langue/dialecte, ainsi que celui de la minoration linguistique. Et après, passé en revue les différentes dénominations de la langue arabe, l'auteur propose trois étiquettes à savoir l'arabe littéraire ancien, l'arabe littéraire moderne et l'arabe maternel. Pour neutraliser ces oppositions entre ces différentes variétés de la langue arabe qui posent un vrai problème social et politique au Maghreb, il faut d'abord évacuer la thèse de langue non scientifique qui caractérise idéologiquement l'arabe maternel, ainsi que les catégories de langue sans morne, langue basse, langue non-nationale, langue du profane.

Mots clés : Diglossie - Arabe maternel - Modèle catalo-occitan - Approche ferguso-fishmanienne - Minoration linguistique.
 

Khaoula TALEB-IBRAHIMI
 
" Ahna Ouled Djaïr enta â sah "
Remarques sur le parler des jeunes à Bab El Oued

Cet article étudie particulièrement les pratiques langagières d'un certain nombre de jeunes d'un des vieux quartier d'Alger. Dans cet espace, plusieurs langues et dialectes coexistent, s'affrontent, s'interpénètrent, s'apposent et se mélangent. Ces différentes figures du plurilinguisme qui représentent le corpus de cette étude, reflètent la richesse des rencontres et des contacts qui structurent le parler des jeunes algérois,. La chercheur a travaillé sur l'enregistrement du parler d'un groupe de jeunes de Bab El Oued. Elle a tenté, à travers l'analyse des thèmes abordés par ces jeunes, leurs énonciations, de constater un nombre de faits linguistiques. Ceux-ci reflètent le rapport existant entre les couches sociales, ainsi que le lexique et la syntaxe utilisés par ces couches. A été cité par la chercheur l'influence de l'école ou de la langue écrite, des médias tant officiels que non-officiels, en plus de la langue française en tant qu'aspect du contact établi entre les peuples voisins ou liés par des rapports historiques.

Mots clés : Langues, société, espace, langage, mort, multiplicité, contact, affrontement .
 

Mohamed ABASSA
 
Les dialectes dans les mouwachahat et les azdjal andalous

La poésie arabe apparut pour la première fois au 4e siècle au sein de la tribu. La langue de la poésie diffère d'une tribu à une autre. Vers la fin du 5e siècle, des poètes de grande envergure ont pu unifier la langue de la poésie arabe préislamique. Et dès lors, les poètes arabes composaient en langue classique jusqu'à l'apparition des mouwachchahât et des azdjâl en Andalousie, dans lesquelles, le poète se permet d'introduire des éléments linguistiques autres que ceux de la langue arabe classique. Cette présente étude tente de démontrer que la diversité linguistique ne veut nullement dire que la poésie strophique andalouse fut calquée sur un modèle roman, mais elle marque une évolution particulière dans l'histoire de la poésie arabe.

Mots clés : Dialectes - Mouwachchahât - Azdjâl - Poésie en arabe ; Préislamique andalouse - Arabe classique.
 

Manaa GAOUAOU
 
Représentations et normes sociolinguistiques partagées au sein de la communauté des professeurs de français du secondaire dans la wilaya de Batna

L'histoire a déposé ses strates au niveau de ce groupe social où chaque membre est porteur de marques indélébiles. Le chaoui en tant que langue originelle, langue du peuple, langue minorée depuis toujours. L'arabe dialectal en tant que forme basse du code écrit, langue de la majorité des algériens ne jouit d'aucun statut. L'arabe classique, en tant que langue du Coran, de la culture, d'une certaine élite, c'est la langue d'état. Le français en tant que langue de l'ancien conquérant, langue d'état durant la colonisation, langue étrangère à statut particulier. A travers ses choix de langue, à travers les marques transcodiques c'est bien son identité - langagière, sociale - que l'individu exprime et reconstruit lors de chaque événement de communication.

Mots clés : Représentations - Groupe social - Marques transcodiques- Langue originelle - Langue d'état - Langue étrangère.
 

Fatima-Zohra MEKKAOUI
 
Les stratégies discursives des étudiants et l'utilisation du français

Pour l'auteur de cet article, il s'agit de porter un regard sur la place qu'occupe la langue française dans un contexte multilingue complexe d'où une régression de cette langue. Les raisons pour expliquer cet état de fait se résument à un certain nombre de points dont : - Une non-maîtrise de la langue non assumée. Cette observation est le résultat d'une année de travail qui a suivi une proximité avec les étudiants de différentes filières à l'Université de Constantine (français, anglais, sciences économiques et informatiques), auxquels un questionnaire a été soumis. Après avoir constitué un corpus langagier, l'auteur essaie de l'interpréter en s'appuyant sur une analyse sociologique très pertinente. Ainsi la langue française, quoiqu'en dise, en bien ancrée dans les mœurs langagières algériennes, seulement les étudiants auxquels s'est adressé le questionnaire n'ont pas appris une langue avec ses différents modes de fonctionnement, mais ont appris une nomenclature, un lexique qui leur permet de combler les " vides " laissés par la langue arabe dans des domaines différents (intimité, mode, sport, cuisine,…).

Mots clés : Stratégies discursives - Contexte multilinguistique - Lexique - Mœurs langagières - Français.
 

Langue et discours
 

Zouaoui BAGHORA
 
La langue, le discours et la société : étude comparative philosophique et sociologique.

L'analyse du rapport de la langue au discours exige l'étude de l'ensemble des rapports, comme le rapport de la langue au pouvoir idéologique et à la culture, ainsi que la mise en évidence de plusieurs niveaux théoriques et problématiques comme : l'origine de la langue, et le pouvoir de la langue, et les pouvoirs qui la portent, la distinction opérée par la linguistique entre la langue, le langage et le discours, les unités constitutives du discours et la linguistique interne et externe. Elle exige également l'étude des problèmes épistémologiques soulevés par le rapport établi dans un champ de connaissance qui essaie de fonder des méthodologies, des concepts et des problématiques en dépit des polémiques que soulèvent ces rapports au sein des linguistes et des sociologues, et qui se résument à la nature sociale du langage.

Mots clés : Langue, Discours, Société, Pouvoir, Idéologie, Culture, Linguistique, Méthodologies, Concepts, Philosophie, Histoire.
 

Abdelkader CHARCHAR
 
Fonctions de la langue dans la communication : lecture de l'ouvrage : Introduction à l'analyse linguistique : l'énoncé - la signification - le contexte : de Larbi Galaïlia.

L'ouvrage de Larbi Galaïlia : Introduction à l'analyse linguistique : " l'énoncé la signification - le contexte " met en évidence une méthodologie d'analyse linguistique qui permet l'approche du discours en tant qu'unité linguistique susceptible à la description et à l'analyse. Elle permet aussi de mettre l'accent sur l'importance de la langue, ainsi que sur ses fonctions dans les opérations de communication en se basant sur ce qu'ont produit les méthodologies linguistiques, comme outils opérationnels et concepts scientifiques d'analyse tridimensionnels : dimension syntaxique et grammaticale, dimension morphologique et phonologique ? Enfin l'auteur ambitionne d'une de faire une fonction homogène et complémentaire entre les méthodologies linguistiques des anciens et les méthodologies des modernes en insistant sur ce qui les rapproche sur le plan pratique et théorique. Il s'appuie sur les résultats des études linguistiques réalisées par les anciens et les modernes, en justifiant leurs grandes avancés dans ce domaine les dernières décennies du 20éme siècle par l'attribution à la langue des deux fonctions importantes : la fonction expressive et la fonction communicative.

Mots clés : Langue, Discours, Communication, Lecture, Fonction expressive, Méthodologie, Linguistique, Signification, Enoncé, Contexte.
 

Mohamed Bachir BOUIDJRA
 
Discours poétique, nostalgie et projection du moi..

La réaction envers l'Autre a produit plusieurs phénomènes ; dont l'action militaire, la construction des villes et l'expression artistique avec ses différents genres. La poésie populaire est considérée comme l'expression littéraire la plus importante en Algérie, elle permet l'étude approfondie des aspects socio-littéraires. Le recours du renvoi algérien au genre poétique populaire en tant que discours reflétant la réaction face à l'interdiction de l'apprentissage de la langue arabe faite aux enfants des classes populaires qui subissaient toutes les formes d'asservissement et les souffrances, car ne voulant pas se soumettre aux exigences et tentations de l'Autre, pendant la période coloniale. Si la langue arabe a vu beaucoup d'obstacles se dresser contre son fonctionnement naturel pour exprimer les douleurs du renvoi algérien en différentes circonstances, cette expression s'est manifestée par le biais de la poésie populaire.

Mots clés : Moi, Discours poétique, Langue, Douleurs, Poésie populaire, Autre, Fonction poétique, Etre, Création, Personnalité, Mythe
 

 

 
 
Copyright 2004 © Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle. crasc@crasc.org