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RESUMES DES ARTICLES

INSANIYAT N° 25-26 (Juillet-Décembre 2004)
L'Algérie avant et après 1954
Approches historiographiques et représentations

 

 

Gilbert Meynier 

 

La « Révolution » du FLN (1954-62)

L'histoire algérienne officielle enseigne que le Front de libération nationale fut révolutionnaire. De fait, il incarna en paroxysme terminal le refus de la domination étrangère et il conduisit une guerre populaire rurale. Mais, au vrai, les projets qu'il dessina pour l'après -indépendance se limitèrent pratiquement à l'émancipation nationale – par un retour aux sources culturelles assez souvent frotté de références traditionalistes, par le recours à l'industrialisation, et plus largement par l'investissement dans un modernisme technophile bien distant d'une modernité renvoyant à des changements culturels en profondeur qui ne furent jamais décisivement promus. Il y eut toutefois des analyses et des projets d'allure révolutionnaire, mais ils furent toujours marginaux et produits à huis clos.

La « révolution » du FLN ne se disjoignit pas des réflexes traditionnels du communautarisme. Elle fut scandée au sommet, surtout à titre de rhétorique instrumentale dans le segment militaire finalement triomphant, l'état-major général, dirigé par le colonel Boumediene dans l'entreprise de conquête du pouvoir. Au total, le FLN ne fut guère révolutionnaire si l'on veut dépasser la simple acception d'une révolution anticoloniale, et pour peu que l'on considère les différences de sens entre thawra en arabe et révolution en français. Le FLN ne fut pas un front révolutionnaire. Il fut un front de résistance.

Mots clés : mouvement national - colonisation - FLN - révolution - thawra - communautarisme - Front de résistance - état-major général.

 

 

Mustapha Haddab
 

La violence et l'histoire dans la pensée de Frantz Fanon

Partant de l'expérience et de l'analyse, d'abord psychologique et psychiatrique, ensuite sociologique et politique, des mécanismes par lesquels la violence s'accumule chez les individus et les peuples dominés, pour devenir un instrument de libération, Fanon élargit finalement sa réflexion aux conditions auxquelles des sociétés équilibrées peuvent se construire autour d'États efficaces. Fanon percevait nettement à la fin de sa vie les menaces pesant sur nombre de sociétés du tiers-monde.

Mots clés : violence - histoire - bourgeoisie - intellectuels - paysannerie.
 

Ouanassa Siari-Tengour
 
Adjel Adjoul, 1922-1993. Un combat inachevé

Adjel Adjoul (1922-1993), compagnon de Mostefa de Ben Boulaïd, a interrompu son parcours de combattant de la cause nationale, en se rendant aux autorités militaires françaises, à l'automne 1956.

Dans une perspective de renouvellement des approches de l'histoire de la guerre de libération nationale, le parcours paradoxal de Adjel Adjoul est un prétexte pour orienter la réflexion sur la construction de l'engagement politique et de son contraire. Autrement dit, la thématique de la « fabrique des héros » qui est la matrice de l'histoire nationale traditionnelle ne peut que s'enrichir de l'analyse des contre-modèles. En effet, le cas de Adjel Adjoul recoupe les deux profils contradictoires de héros et contre-héros à la fois. Son histoire, avec ce qu'elle implique d'ambiguïtés, permet de dépasser les limites de la monographie classique et d'explorer les perspectives offertes par la micro-histoire, pour rendre compte de tels processus politiques inscrits dans une dynamique sociale donnée.

Mots clés : histoire - guerre - libération nationale - Algérie - Aurès - mémoire - Adjel Adjoul - héros - anti-héros - engagement politique - micro-histoire - désenchantement national - ralliement.
 

Kamel Kateb
 

Les Séparations scolaires dans l'Algérie coloniale

L'Algérie coloniale a connu plusieurs systèmes éducatifs, dont certains ont coexisté. À côté du système métropolitain reconduit pour les Européens vivant en Algérie et incluant une minorité d'indigènes, il y avait les vestiges du système pré-colonial qui s'en différenciait par la finalité, par la langue d'enseignement et, par suite, par le contenu et les programmes. Cette séparation avait une base religieuse et linguistique. À l'intérieur du système métropolitain, une autre séparation scolaire s'est développée – sur une base ethnique, cette fois ; les indigènes ont longtemps reçu un enseignement en langue française considéré comme « un enseignement au rabais dans des écoles gourbis. » L'objet de cette recherche est d'analyser les conditions et modalités qui ont donné naissance à ces inégalités dans une III e  République à vocation égalitaire, démocratique et universaliste.

Mots clés  : enseignement coranique (traditionnel) - école indigène - scolarisation - instruction publique - midrashim - école arabe française - madrassa - zaouïa.

 

Didier Guignard
 

L'affaire Beni Urjin : un cas de résistance à la mainmise foncière en Algérie coloniale

Dans la plaine de Bône (Annaba), le territoire des Beni Urjin se réduit comme une peau de chagrin au XIXe siècle. Y sont appliqués l'ordonnance de 1846, le sénatus-consulte de 1863 et la loi Warnier de 1873 pour une dépossession légale au profit du Domaine et des colons français. L'administration est la seule à en rendre compte et reste silencieuse sur une éventuelle résistance à ce processus.

De 1891 à 1907, curieusement, le dossier Beni Urjin prend de l'ampleur et le parfum du scandale. Contre la cession de 10 000 ha supplémentaires, les plaintes des notables algériens sont entendues d'une partie du pouvoir français. La presse s'en fait l'écho, les tribunaux sont saisis et des enquêtes dépêchées sur place. C'est lever partiellement le voile sur une résistance complexe mais c'est aussi l'entretenir… La liquidation de l'affaire passe donc, après 1907, par une logique plus cohérente de domination et par le retour au monopole de l'écrit.

Mots clés  : résistance - dépossession - droit - scandale - documentation.

 

Nahas M.  Mahieddine
 

La pensée politique de Mustafa Kemal Atatürket le Mouvement national algérien

L'appartenance de l'Algérie à l'Empire ottoman pendant plus de trois siècles crée un sentiment complexe vis-à-vis des Turcs, sentiment difficile à qualifier en raison des circonstances qui ont amené ces derniers dans ce pays et de l'évolution de la politique des autorités de la Régence envers la population locale. Néanmoins, l'invasion coloniale favorise la formation d'une image du pouvoir turc passé et de l'État turc du début du XXe siècle au niveau de l'imaginaire collectif des Algériens où se mêlent à la fois la réalité et le fantasme. Cette attitude psychologique traduit en fait l'idée consciente ou inconsciente de privilégier l'appartenance communautaire pour mieux se singulariser politiquement et culturellement par rapport au pouvoir colonial français.

Lorsque le réalisme et l'évolution de la situation du pays ainsi que celle des idées mènent les Algériens à la construction d'un mouvement national qui définit l'algérianité à partir d'un discours politique rationnel tout en menant une action culturelle et sociale préparant la société à se libérer du pouvoir colonial, l'élite et les dirigeants qui prônent cette libération continuent néanmoins de regarder vers ceux qu'ils ressentent comme étant les plus proches non seulement d'un point de vue sociologique ou culturel mais aussi politiquement notamment lorsque l'action politique est l'expression d'un nationalisme menée contre ceux qui s'évertuent à le nier.

C'est dans cette perspective et en ce sens qu'on peut observer chez les principaux leaders algériens, au moins pendant un moment, sinon une admiration pour Mustafa Kemal Atatürk, du moins un exemple dont certains aspects méritent un regard particulier.

Cette étude est donc une tentative de réponse à l'interrogation qu'il semble opportun de poser sur les rapports entre le mouvement national algérien et la pensée politique de Mustafa Kemal Atatürk en tentant de montrer comment à partir d'un rapport privilégié entre l'Algérie et la Turquie s'est greffé un lien entre les idées politiques du fondateur de la Turquie moderne et celles de quelques personnalités du mouvement national en Algérie.

Mots clés : Algérie - nationalisme - ottoman - Turquie - politique.
 

René GALLISSOT
 

Deux notices du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier ALGERIE

Il s'agit de deux notices du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier ALGERIE.

La première est une mise au point sur le Parti National Révolutionnaire, à travers la notice de Sid-Ahmed Belarbi/ Boualem, ouvrier cordonnier à Alger, puis conducteur de tramway, militant de la CGTU et des Jeunesses communistes depuis la campagne contre la guerre du Rif…Après le Congrès des ouvriers arabes à Alger (1930), il lance la tentative d'un parti National révolutionnaire. Son tabac du quartier Belcourt reste un point de rencontre politique et un lieu-témoin jusqu'aux années de la guerre de libération nationale…

La seconde notice est consacrée à Emilie Busquant (1901-1953), compagne de Messali Hadj, dont elle partage l'action politique. Les exils, les arrestations répétées, les périodes de détention, les longues assignations à résidence du leader nationaliste lui ont donné un rôle difficile d'intermédiaire dans les vicissitudes du parti messaliste, notamment en demeurant à La Bouzaréah , au dessus d'Alger, après la 2° guerre mondiale jusqu'à sa mort, alors que Messali était éloigné et contesté dans son parti même.

Mots clés : Biographies - Sid-Ahmed Belarbi/Boualem - Emilie Busquant/Messali - Parti National Révolutionnaire - ENA, PPA-MTLD - parti communiste - mouvement ouvrier - Algérie.
 

Daho DJERBAL
 

La question démocratique dans le Mouvement national algérien 1945-1962

La question démocratique dans un pays colonial tel que l'Algérie d'avant 1962 a ceci de particulier qu'elle ne se pose pas seulement en termes institutionnels (système de représentation, de libertés et de droits constitutionnels). Elle se pose aussi et surtout de façon radicale dans l'affirmation du fait national et de la souveraineté politique du peuple algérien. Ce qui distingue les différentes composantes du mouvement national, c'est donc la définition et la priorité que les unes et les autres de ces composantes établissent entre les revendications des couches sociales (des classes) qu'elles représentent et la revendication plus essentielle de l'indépendance nationale, de la constitution d'un État doté des attributs de la souveraineté politique.

Mots clés  : système de représentation - libertés - droits constitutionnels - souveraineté politique - peuple - citoyenneté.

 

Saddek Benkada
 

: La revendication des libertés publiques dans le discours politique du nationalisme algérien et de l'anticolonialisme français (1919-1954)

Dans cette contribution, nous avons tenté de suivre, à travers les discours politiques émanant aussi bien des partis nationalistes algériens que des organisations politiques françaises progressistes et anticolonialistes, les revendications, dans le cadre de la tutelle coloniale, pour l'accession aux libertés publiques. En essayant de donner au préalable un aperçu sur l'idée de liberté publique chez les élites politiques algériennes d'avant la première guerre mondiale ; et les différentes étapes historiques durant lesquelles les revendications sont devenues de plus en plus radicales jusqu'à la rupture totale survenue avec le déclenchement de la guerre de libération nationale en 1954.

Mots clés  : Algérie coloniale - libertés publiques - revendications - discours politique - nationalisme algérien - anticolonialisme.
 

Zineb Ali-Benali
 

Les ancêtres fondateurs.
Elaborations symboliques du champ intellectuel algérien (1945-1954)

Le 8 mai 1945, à Sétif et dans le Constantinois, est clôture et ouverture sur le terrain du politique. Sur le terrain de la littérature, il s'agit de voir comment des textes, dans ce cas, des essais, ou « discours d'idées » vont être le lieu d'élaboration de figures symboliques, celle des « ancêtres fondateurs », figures emblématiques qui font enraciner l'idée de résistance dans une histoire qui est esquissée à partir de la déconstruction de l'histoire coloniale. Ces essais ne visent pas vraiment la rigueur, mais plutôt la vérité poétique et la mémoire collective. Jugurtha et l'émir Abdelkader, dans les textes de Jean Amrouche, Kateb Yacine et M.-C. Sahli, seront les deux « héros exemplaires ». L'histoire de l'Algérie indépendante n'en retiendra qu'un ! Au cours de la même période (1945-1954), les textes de Malek Bennabi proposent une autre lecture de l'histoire. Loin des figures héroïques et légendaires, il s'agit de poser la question de la transformation de l'homme, en un mot des questions « de civilisation ».

Mots clés  : Jean Amrouche - Kateb Yacine - M.-C. Sahli - Malek Bennabi - Jugurtha - émir Abdelkader - 1945-1954 - ancêtres fondateurs.
 

Abdelkader KHELIFI 
 
 

« El gaoul », la femme et la guerre de libération

« El gaoul » est un genre poétique populaire. Il est chanté collectivement par des femmes du Sud oranais, à l'occasion des fêtes religieuses et familiales. Ces chants sont accompagnés d'un instrument traditionnel (le bendir).

Le genre artistique a pris, durant la guerre de libération algérienne, un nouveau sens ; celui de devenir une variante de la littérature de combat révolutionnaire qui a marqué l'histoire du peuple algérien dans sa lutte contre l'occupation (1830-1962). Les différents thèmes de cette poésie tournaient autour de la mobilisation populaire, de l'enracinement identitaire, ils exprimaient leur malheur et les poussent à s'émanciper.

Ces chants glorifient l'héroïsme des moudjahiddines et en rabaissant leurs ennemis et leurs collaborateurs, de même qu'ils abordent le rôle de la femme dans le combat libérateur auprès de l'homme.

Mots clés : « el gaoul » - Révolution - peuple - djihad - France - les armes - émancipation - maquis - femme - belle.

 

Benjamin Stora
 
 

L'Histoire de l'Algérie, sources, problèmes, écritures

Ce travail envisage d'abord le problème de la « perte d'histoire » de l'Algérie contemporaine, à partir d'une réflexion sur la fermeture d'archives, le silence des acteurs des deux côtés de la Méditerranée , le trop plein d'histoire falsifiée en Algérie, et le refus de reconnaître la cruauté de la guerre coloniale par la société française. Puis l'auteur examine les tendances générales de l'historiographie, en insistant sur le poids de l'héritage colonial en France et les silences, oublis, en Algérie. Mais à la phase, nécessaire, de la « décolonisation de l'histoire » succède désormais la distance critique, scientifique. Ce passage à l'histoire peut aider à la fabrication d'une mémoire moins passionnée entre la France et l'Algérie.

Mots clés : Algérie - archives - sources - historiographie - oubli - mémoires.

 

Rabah LOUNISSI
 
 

Les conflits internes à la Révolution algérienne dans le discours historique algérien

La Révolution algérienne, à l'instar de toutes les révolutions, a connu plusieurs conflits internes. Mais est-ce que les algériens reconnaissent dans leurs discours ces conflits et les assurent ? Et à quel degré ? Est-ce qu'ils les ont abordé clairement ? Et comment ? Si c'est le cas contraire, l'étude des raisons et des facteurs motivant ce silence devient impérative. Pour répondre à tous ces questionnements, on doit avant tout, procéder au classement des différents conflits internes à la Révolution algérienne, examiner les usages dont a fait le discours historique algérien, puis on abordera la problématique centrale de notre thématique en considérant les facteurs qui l'ont produit et les raisons qui l'ont amené à citer certains conflits et à taire d'autres.

Mots clés : conflit - Révolution algérienne - discours historique - crises - éliminations - mémoires - témoignages - le militaire - le politique - légitimité historique - nature - psychologie de l'Algérien - sacralisation.
 

Hassan Remaoun
 
 

Les historiens Algériens issus du Mouvement national

Accompagnant l'émergence du Mouvement national, l'histoire nationale en Algérie se constitue, dans les années 1920, comme contre-discours à celui porté par l'historiographie coloniale dominante telle que pratiquée notamment par l'École d'Alger. Alors que celle-ci visait à justifier la colonisation, celle-là se fixait comme objectif de légitimer l'existence d'une nation et son droit à son propre État, en remontant le plus loin possible dans le passé. Histoire militante en premier lieu, elle va progressivement se frotter aux méthodes d'approche de l'historiographie positive, jusqu'à gagner un statut académique et pénétrer à l'Université aux lendemains de l'indépendance du pays (en 1962).

Les changements politiques induits dans le pays, suite aux événements d'octobre 1988, vont par ailleurs s'accompagner de demandes nouvelles exprimées par la société et susciter une plus grande liberté de ton dans les débats et les écrits.

C'est ce mouvement d'ensemble que nous essaierons de cerner en traitant des différentes générations d'historiens issus du mouvement national et qui se sont succédé, des origines à nos jours.

Mots clés : historiographie coloniale - histoire nationale - Algérie - mémoire - mouvement national - élites -intellectuels - générations.
 

Hartmut Elsenhans
 
 

Algérie, économie rentière :
continuités et discontinuités. Perspectives

Par son histoire précoloniale, coloniale et postcoloniale, l'Algérie constitue l'exemple le plus diversifié de l'économie rentière. La conquête ottomane bloque sa transition au mode de production tributaire, mais permet de garder des structures communautaires extrêmement efficaces pour une résistance prolongée et soutenue contre la colonisation française. La France évite la solution d'indépendance latino-américaine, mais elle ne peut non plus accepter l'égalité des droits et des devoirs. Dans sa révolution, l'Algérie se constitue comme leader du mouvement de libération tiers-mondiste.

La découverte du pétrole saharien lui procure les éléments économiques pour ce rôle dans la stratégie de l'investissement étatique de la rente, qui s'accroît à cause du conflit Nord-Sud. Pourtant, l'Algérie n'échappe pas à l'inefficacité des classes-Etat qui se forment à base de ces rentes. La libéralisation économique et politique se poursuit dans un cadre de conflit aigu entre les forces laïques et un islamisme en ascendance. À travers les échecs de ses stratégies de développement rentier, l'Algérie garde un potentiel de savoir faire qui se prête à d'autres stratégies de développement plus efficaces. À travers les conflits aigus entre les divers mouvements politiques de libération, l'Algérie aboutit à la nécessité du consensus qui lui ouvre plus qu'à d'autres pays du tiers-monde le chemin vers la modernité.

Mots clés : mouvement de libération nationale en Algérie - rente - mode de production précapitaliste - stratégie de développement - mouvement culturalo-identitaire.

 

Abdelnasser DJABI
 
 

Le mythe, la génération et les Mouvements sociaux en Algérie : ou le père « niais » et le fils « habile »

L'objet de cette étude est d'examiner les mouvements sociaux qu'a connus l'Algérie pendant les deux dernières décennies, la finalité est d'arriver à interpréter, à travers une lecture qui met en rapport le mythe politique avec la génération, le rôle grandissant de la jeunesse urbaine et issue des classes populaires.

Mots clés : Mouvements sociaux - mythe politique - la génération - l'islamisme radical.
 

 

 
 
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