Mourad YELLES : Métis entre langues et racines
Dans la mesure où le métissage pose la question des origines (d'un individu ou d'une communauté) et la problématique de la race, on peut avancer, sans trop de risques d'erreurs, que c'est aussi (surtout ?) un problème de racines. Reste évidemment à définir ce que l'on entend par là. De fait, la difficulté surgit dès qu'il faut retracer l'histoire d'un vocable problématique, d'un nom généralement indicible (autrement que sur le registre de la péjoration ou de l'ostracisme) pour dire une réalité préotéiforme.
Par ailleurs, si la dimension biologique est donc incontestablement déterminante dans la perception du métissage, cette dimension n'en exclut-elle nullement un certain nombre d'autres, non moins importantes : culturelles, sociales, voire politiques. Ce sont précisément ces différents champs que nous nous proposons d'explorer sommairement depuis l'Antiquité jusqu'aux temps modernes à travers quelques figures du métis transhistorique.
Toni MARAINI : Mémoires métissées. Le paradigme antique
Apports et hybridations ont alimenté toutes les civilisations. Mais aujourd'hui, sollicités par de faux désirs et chimères, comment penser cette problématique sans qu'il y ait imposture, aliénation ? Certaines modes qu'on nous présente comme des « métissages interculturels » nous agaceraient plutôt. La clôture dogmatique de l'identité, aussi. Entre ces deux extrêmes, créativité, vision comparée des phénomènes universels, vrais besoins de la vie, nécessité d'établir des liens avec l'Autre, nous aident à envisager des chemins.
Confrontés à une phase de « bio-pouvoir » (Foucault) mondialisé, nous autres Méditerranéens sommes appelés à nous unir (miscere consilia) face à un projet Nord-Nord qui nous sacrifie au nom de la géo-politique. Ce projet nous fait douter du mot « métissage » tant le terme est galvaudé. Il nous fait douter aussi de la World Culture telle qu'elle nous est débitée par médias et marchés interposés. Mais nous savons que le métissage est une constante de l'histoire et de l'espèce, moyen d'échange et de mutation, creuset de nouvelles créations, pensées et formes, confrontation salutaire. A condition qu'il n'y ait pas d'« identité aveugle » (Khatibi) imposée de part ou d'autre.
Fatima OUACHOUR : Approche conceptuelle du métissage en Afrique du Nord ancienne
L'histoire de l'Afrique du Nord ancienne a été marquée à la fois par le passage et l'établissement de nombreux peuples porteurs de cultures diverses. Parmi eux, les Libyens, les Carthaginois, les Grecs, les Romains, qui concernent principalement l'objet de notre étude. De ces rencontres est souvent né un fait original : le métissage. Celui-ci a laissé une multitude de traces encore visibles sur le sol et dans la mémoire du Maghreb. A partir de ce constat, une étude historique du phénomène des métissages peut-elle être envisagée à propos de l'Afrique du Nord ancienne ? Comment ont été pensées, à travers l'historiographie contemporaine, l'analyse des sources anciennes et l'analyse proposée par les sciences sociales, les processus de mélange et d'interpénétration ? Le concept contemporain de métissage culturel peut-il être fiable pour penser les échanges humains et culturels en Afrique du Nord ancienne ?
Mélica OUENNOUGHI : Les déportés maghrébins en Nouvelle- Calédonie. Naissance d'une micro-société (de 1864 à nos jours)
Chronologiquement, les premiers convois de "transportés" maghrébins en Nouvelle-Calédonie s'effectuent à partir de 1867. Le haut degré d'implication des bagnards algériens - d'origine majoritairement paysanne - dans la mise en valeur des terres semble avoir été lié aux conditions écologiques favorables au palmier dattier observé dans cette zone. Les premiers bagnards ont en effet probablement importé des noyaux de dattes, dans lesquels ils voyaient des symboles de leurs valeurs culturelles oasiennes. Ils ont semé ces noyaux dans le respect de leurs traditions. Ainsi, fut introduite en terre d'exil la culture du palmier dattier selon les méthodes traditionnelles maghrébines de multiplication des rejets et d'irrigation. Le palmier dattier est ainsi devenu le symbole le plus visible d'une transplantation réussie pendant plusieurs dizaines d'années d'une civilisation arabo-berbère en Nouvelle-Calédonie.
Michèle VATZ-LAAROUSSI et Lyliane RACHEDI : Les migrants de la mémoire et de l'histoire : des témoins de la culture arabo-musulmane
Partant du constat que la culture arabo-musulmane, après avoir connu pendant des siècles une reconnaissance de son apport à la civilisation universelle, se retrouve au lendemain du 11 septembre 2001, confondue avec les valeurs les plus négatives, en particulier avec l'intégrisme religieux. Ce dernier fut depuis cette date, le thème récurrent très médiatisé en Amérique du Nord. De proche en proche, la culture arabo-musulmane sera perçue aux yeux de l'opinion publique américaine comme étant le terreau de la violence et l'expression du Mal comme l'a souvent proclamé l'actuel Président américain.
En ce sens, il nous a paru pertinent d'aborder la culture arabo-musulmane au travers de ses acteurs les plus évocateurs : les migrants. De fait, nous nous proposons d'analyser à travers le cas du Québec, la pertinence du concept de culture arabo-musulmane telle qu'elle est véhiculée et vécue par ce qu'il convient de dénommer les migrants de la mémoire et de l'histoire. D'où, notre choix de privilégier dans ce cas, l'approche tendant à la caractérisation des cultures en mouvement qui sont en étroite relation avec les rapports internationaux.
Il s'agit de s'inscrire dans l'histoire, ce qui revient dans ce cas, à remettre en question les limites des cultures et à valoriser les symbioses constitutives des identités et des appartenances plurielles et flexibles dont les migrants arabo-musulmans en sont les témoins et les acteurs pertinents.
Mohamed DAOUD : Le Monde arabe dans l'imaginaire occidental : traduction et interculturalité
Il s'agit pour nous dans cette étude de montrer l'importance de l'image que peut véhiculer la littérature. A cet effet, la traduction est impérative dans la construction des représentations de l'Autre tel qu'il se donne à voir, à partir de sa littérature. La littérature de langue arabe n'a pas eu la chance d'être traduite dans les langues européennes, ce qui réduit sa portée, car les traducteurs européens de cette littérature n'ont pas « dépassé » le cadre imaginaire des mille et une nuit (traduite en 1704) que rarement. D'où la nécessité de faire l'effort envers la littérature produite par des écrivains de langue arabe ces dernières décennies.
Rachid AOUS : Métissages étymologiques et critique de “la raison arabo-musulmane”
La méthodologie étymologique appliquée à la culture arabo-musulmane est parfois l'unique vecteur permettant d'éclaircir sur des bases historiques rigoureuses des éléments du patrimoine poétique et musical demeurés à ce jour obscurs. S'appuyant sur des travaux linguistiques ainsi que sur deux ouvrages du musicologue Mahmoud Guettat, l'article vise à démontrer les profits induits grâce à la mise en œuvre de la science étymologique. Une telle démarche renforcera d'une part un processus d'historicisation nécessaire, mais trop absent dans les études concernant la culture arabo-musulmane et ouvrira d'autre part des perspectives de valorisation d'une pensée culturelle plurielle.
Zoulikha MERED : « Colinguisme » et langage de connivence. Les noms de la femme dans l'argot des jeunes en Algérie
En Algérie, le "colinguisme" arabe populaire algérien/arabiyya/français est perceptible dans nombre de pratiques quotidiennes malgré l'arabisation intense de toutes les structures nationales. De ce point de vue, l'analyse linguistique du terme argotique – en particulier celui relatif au nom de la femme - nous a ouvert des perspectives passionnantes sur notre réalité langagière et, de ce fait, introduit dans les méandres de l'imaginaire de la société algérienne. On observe ainsi que le jeune locuteur algérien passe de l'arabe populaire à la arabiyya, puis au français et, enfin, au "colinguisme" arabe populaire /français, en faisant, chaque fois, un choix pertinent. Il crée des techniques argotiques spécifiques à ces choix linguistiques et à leurs représentations dans l'imaginaire algérien et renouvelle dans un mouvement de création incessante le terme argotique en fonction du contexte socio-politique, linguistique du pays. S'agissant du lexique de la femme, nous verrons comment l'esprit du "mâle" mobilise la langue, son imagination, et la mémoire collective pour "violenter" la femme et crier, en fait, son manque d'amour et sa frustration.
Hervé SANSON : Jean SENAC, citoyen innommé de l'Ailleurs
L'œuvre de Jean Sénac se place sans conteste dans une esthétique du métissage : Européen d'origine, il embrasse sans réserve aucune l'Algérie indépendante. Son écriture poétique cultive la double référence culturelle et fait cohabiter Orient et Occident. En tentant de faire lien avec l'Autre, son compatriote, Sénac marie les idiomes, mimant l'étreinte amoureuse : la langue arabe gagne peu à peu l'écriture en langue française, lui donne ce supplément d'étrangeté.
Christiane CHAULET-ACHOUR : Aziz Chouaki : entre héritage et dispersion. Le contemporain métis
Cet article s'intéresse au travail littéraire d'Aziz Chouaki, sous l'éclairage du métissage, donc de l'hétérogène et de la cassure et non de l'usage édulcoré et exotique du terme. L'écrivain invente sa langue dans le chaos maîtrisé d'un "chaloupage" linguistique constant. Quelle langue littéraire invente-t-il ? Notre contribution met en valeur certaines dominantes et innovations de sa création romanesque puis s'intéresse au regard produit par la mise en scène théâtrale des langues.
Anissa BOUAYED : A l'ombre d'Alger : l'intrusion silencieuse des artistes algériens dans les lieux multiculturels de la cité oranaise
"Alger, capitale artistique" disaient au moment de la Célébration du Centenaire de l'occupation française, en 1930, les journaux de l'époque. Ce faisant, Alger "surexposé", les lieux de formation et d'exposition des peintres sont autant de lieux de pouvoir. Les capitales régionales furent dans l'ombre d'Alger mais purent grâce à quelques crédits du Centenaire, compléter la logistique citadine des arts et des spectacles. Oran se dota alors d'une nouvelle Ecole des beaux arts et d'un nouveau musée dans un ensemble architectural ambitieux appelé "le Palais des Beaux Arts". Conçus par et pour les Européens, ces lieux furent investis par quelques jeunes Algériens qui réussirent à traverser les frontières culturelles, socio-ethniques, topographiques et symboliques et à s'imposer comme élèves à part entière dans l'Ecole. Ce fut le cas de Guermaz, de Benanteur, et d'une manière tangentielle de Khadda. Aidés par le cosmopolitisme des milieux culturels d'Oran, ces jeunes artistes assumèrent leur destin d'abord sur place, puis partirent se confronter à l'Ecole de Paris. Leurs lieux de formation, leurs parcours, leurs choix plastiques sont autant de bornes à repérer pour comprendre leur accession à la modernité malgré la situation coloniale.
Mehdi NABTI : Soufisme, métissage culturel et commerce du sacré. Les Aïssâwa marocains dans la modernité
Aujourd'hui, dans les villes de Fès et de Meknès, la confrérie des Aïssâwa joue un rôle d'intégration sociale pour des jeunes musiciens qui vivent du commerce du sacré. Cet article étudie la contribution sociale de cette confrérie. Il décrit son organisation hiérarchique actuelle afin de la situer dans le champ religieux et politique du Maroc contemporain. Il s'attache ensuite à analyser les processus de métissage culturel dans lesquels les Aïssawa se retrouvent impliqués et où le soufisme côtoie des éléments artistiques (poésies spirituelles, musiques "folkloriques") et des pratiques exogènes à la doctrine du saint fondateur (rituel d'exorcisme et danses d'extases). Enfin, cette contribution tente de mettre en lumière la fonction d'intégration sociale pour les disciples musiciens qui tentent, par le commerce du sacré qu'ils organisent, de faire face à la crise économique que subit aujourd'hui le Maroc.
George MIFSUD-CHIRCOP : Une nouvelle vision sur l'interprétation musicale folklorique de Malte « La Bormliza »
L'interprétation musicale traditionnelle est connue dans les îles de Malte et Gozo sous le nom de ghana, et elle est généralement vocale, couvrant un répertoire mélodique limité avec un contenu textuel relatif au public local. Cette musique comprend différents types de sous genres, chantés en partie et improvisés par des mots sans préparation préalable, en particulier les mots décontractés chantés avec une voix tendue, forte et avec des cordes mélodiques trop longues qui s'étendent et changent leur forme à travers les longs passages ornementaux.
Pour l'instant, trois théories portent sur l'origine du ghana la Bormliza : la première d'origine espano-sicilienne (supposant la non existence d'une autre musique folklorique maltaise), la seconde constituant une symbiose arabo-européenne, et la troisième d'origine indigène.
L'interprétation musicale ne mérite d'attention que lorsqu'elle est chantée localement (en Australie par les migrants maltais). Jusqu'à ces derniers jours, elle comporte des attitudes dans l'affiliation pour une répartition de classes distinctes, mais cela est quasiment incompréhensible pour quiconque, mais pratiquée dans un milieu musical défini.
La présentation de cette étude se focalise sur l'affrontement et l'opposition entre musique et interprétation, et sur la possibilité de l'existence des influences de la part du contexte européen et non européen. En outre, sa fonction sociale change en fonction d'un nouveau contexte culturel lorsqu'elle a été récemment réanimée dans un processus d'acculturation proactif.
Zahia TERAHA : « Amour et psyché / rose enflammée », entre mythe et conte merveilleux ou entre structure invariante et structure mouvante. Etude anthropologique
Cet article est une étude comparative de deux textes littéraires algériens, éloignés dans le temps (II e et XX e siècles) et voisins par le lieu (Est algérien- Centre algérien). Le premier texte s'intègre dans le mythe de la déesse, intitulé « L'amour et la psyché » transcrit en latin, alors que le deuxième s'inscrit dans le conte merveilleux intitulé « La rose enflammée » raconté en langue amazigh. Nous nous sommes basées dans notre étude sur les avis des spécialistes de deux genres littéraires et sur deux théories anthropologiques : le structuralisme et l'évolutionnisme, sans pour autant négliger les données de la réalité.
Le mythe et le conte merveilleux sont différents de par leurs structures superficielles, mouvantes et incarnées dans la métamorphose des espèces mystérieuses d'un statut de déesse dans le mythe aux ogres dans le conte merveilleux. Ceci exprime une évolution dans les croyances religieuses des Algériens, qui passent par la sacralisation de la Déesse polythéiste, à sa profanation et sa transformation en ogre ; cette évolution était inévitable après que les populations de ce pays aient embrassé les religions monothéistes dont l'Islam était la dernière religion à s'y implanter. Les deux textes se rejoignent de par leur structure intérieure et invariante selon les lois et les objectifs de la récitation des rituels et selon leur représentation des contrastes visibles parmi les éminentes espèces mystérieuses adorées (déesse et ogres) et les espèces humaines de classe inférieure et idolâtres. Ils rejoignent aussi l'idée de transformer le pouvoir du féminin invisible (Vénus, l'ogresse) au masculin invisible (Dieu Amour et le fils de l'ogre). On considère que c'est une signature masculine pour une mutation historique du matriarcat au patriarcat après la découverte du rôle de l'homme dans la reproduction et ainsi, l'homme est divinisé et suivi, alors que jusqu'à maintenant, la femme reste asservie et dépendante.
Ahmed KHOUAJA : Les maisons de la Médina de Mahdia (Tunisie) : de la maison « traditionnelle » à l'afflux résidentiel des catégories aisées
Cet article constitue une étude socio-anthropologique des maisons de la Médina de Mahdia et présente l'état des habitations à l'époque actuelle ; un grand intérêt est porté sur la Médina et sur les transactions immobilières ; il est relevé aussi un retour des classes sociales aisées accompagnées d'une transformation de certains espaces (maisons inhabitées, boulangerie abandonnée et d'anciens magasins) en lieux de loisirs et de commerce attirant ainsi de nombreux touristes et visiteurs.
L'étude tente de déterminer les phases de rupture dans la relation des autochtones de la Médina avec le noyau de leur ville, à commencer par la période qui a précédé le protectorat français. Contrairement aux périodes antérieures où les vieilles villes ont suscité, non seulement en Tunisie, mais aussi dans le monde entier, l'intérêt des politiques urbaines et des cercles onusiens lors d'une période dans laquelle le patrimoine matériel et immatériel se transforme en une passion, source d'interrogation pour les chercheurs en sciences humaines.
C'est lors des grandes phases traversées par le bâti de la Médina , à travers son parcours de formation entre les variantes du temps et les invariables du lieu, que « les maisons » avec leur architecture, leur urbanisme, leur aménagement et leurs habitants, permettront de déceler que la société change de l'intérieur, même si elle préserve ses identités. L'espace des maisons de « Bordj El Ras » apparaît comme un laboratoire de métissage en raison des divers styles urbains observés jusqu'à la limite des contradictions et des contrastes ; ses formes urbaines, originales et étrangères qui n'ont pas éliminé l'essence de la maison, c'est-à-dire les relations tribales, ne s'intègrent pas complètement dans les formes urbanistiques étrangères ; ces dernières sont peut-être un moyen de rapprochement entre les villes du Maghreb arabe dans leur métissage présumé avec les villes de la rive nord de la Méditerranée depuis le XVII e siècle.
Imad EL MIGHRI : L'Etat et la question ethnique en Mauritanie. Conséquences sur la fécondité et le comportement reproductif des minorités
Cet article traite la question ethnique en Mauritanie et son rapport avec la centralité du pouvoir et sa légitimité en vue d'enrichir la recherche sur la nature de la relation qui existe entre le Politique et le Démographique, et de connaître aussi la stratégie des différentes ethnies dans leur comportement avec la variable démographique et son investissement dans la vie politique.
Dans ce contexte, l'article démontre qu'en dépit d'un seul contrôle ethnique sur le pouvoir depuis le XVII e siècle par la tribu des Hassania, originaire d'un mélange de tribus arabes et berbères de Sanhadja, les études modernes indiquent une régression démographique de l'ethnie politiquement dominante au profit des ethnies noires dont le taux de fécondité et de comportement reproductif est très élevé dans le pays. C'est un nouveau facteur qui peut pousser les ethnies noires à revendiquer plus de participation dans la vie politique générale.
Elise MILES : MES TISSAGES : Contribution à une anthropologie discursive de la ‘francalgérianité'
Le métissage est une notion récupérée par les discours politiques et économiques pour légitimer leurs actions à l'échelle mondiale. Son usage (abusif) se limite donc à la dimension globale, au détriment du particulier. Comment parer à ce déséquilibre et rendre la parole aux individus?
Il faut comprendre cette notion pour ensuite la dépasser. Renommer aussi, à l'instar du néologisme francalgérien. Cette étude sur des individus dont l'un des parents est algérien et l'autre est français, permet de comprendre les différentes stratégies qui mènent à l'identification (et non pas l'identité). La mémoire lignagère, les souvenirs, mais aussi le sentiment d'être original, ou encore l'anti-racisme, sont récurrents dans leurs discours. Mais c'est surtout sur la décision de le dire qu'il faut se pencher. Il s'agit donc d'interroger le singulier pour comprendre l'universel.
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